Mise en garde contre le tourisme des cellules souches

Publié le : 28 juin 2016

L’utilisation des cellules souches est prônée comme une « voie de recherche prometteuse pour de nombreuses pathologies graves pour lesquelles il n’existe pas actuellement de solution thérapeutique satisfaisante ». Ces cellules sont également « un espoir de gains faciles pour une myriade de cliniques qui se sont spécialisées dans l’injection sans contrôle de ce type de cellules ».

 

Ainsi, un « véritable tourisme des cellules souches » a émergé dans des pays « ne disposant pas d’un système de régulation efficace de l’offre de soins ». Dans ces cliniques, connues par leurs sites Internet publicitaires, sont administrées tous types de cellules souches : du bulbe olfactif, du sang de cordon, d’embryons ou de fœtus, par « des voies très variées » : transplantation neurochirurgicale, injection intraveineuse, intra-thécale… Or l’introduction de cellules souches dans l’organisme présente des « risques majeurs », liés notamment « à la prolifération des cellules embryonnaires, et donc à l’émergence rapide de mutations pouvant favoriser une transformation maligne ».

 

A la suite de plusieurs « cas dramatiques » de malades « s’étant laissé prendre par des promesses de guérison », plusieurs chercheurs dénoncent un « commerce » à risque pour « patients fortunés ». La Société Internationale de recherche sur les cellules souches (ISSCR) a également mis à jour ses recommandations au mois de mai, appelant à une information maîtrisée de l’opinion publique concernant les thérapies cellulaires (cf. Recherche sur l’embryon humain : craignant une réglementation trop stricte, les chercheurs de l’ISSCR mettent à jour leurs recommandations ).

<p>Journal International de Médecine, Dr Anastasia Roublev (27/06/2016)</p>

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