« Les limites de l’analyse de l’ADN ne cessent de reculer »

Publié le : 17 septembre 2012

Dans ce même quotidien, Le Figaro, daté du 17 septembre, le Dr Szapiro-Manoukian explique que "les progrès technologiques vont si vite qu’il est en théorie possible de détecter toutes les variations d’ADN d’une personne par rapport aux autres". Ainsi, après l’étude du caryotype, c’est-à-dire "l’étude au microscope des chromosomes d’une cellule", d’autres techniques ont émergé, telles que la cytogénétique qui est "l’étude des maladies chromosomiques (absence ou excès de chromosomes entiers ou de fragments de chromosomes, etc…)". En outre, il existe les puces à ADN, qui, selon le Pr J-M Dupont, de l’Unité fonctionnelle de cytogénétique aux hôpitaux Universitaires de Paris Centre, "permet de repérer des anomalies 100 fois plus petites que ce qui était décelable avec le caryotype classique", au point d’avoir fortement "diminu[é] les risques de passer à côté d’une anomalie génétique".
De fait, à la question : "faut-il aller encore plus loin et pousser l’analyse de fragments encore plus petit d’ADN ?", le Pr Dupont répond que "rien n’est moins sûr" car "nous présentons tous des variations d’ADN puisque nous sommes tous différents ! Grâce à la sensibilité des nouvelles techniques d’étude du génome, on trouve ainsi des variations génétiques (notamment de la quantité d’ADN) chez tout le monde, ce qui complique l’interprétation des résultats obtenus chez les patients, notamment pour les plus petites variations". Ainsi, pour le Pr Dupont, "il faut donc rester prudent et c’est la raison pour laquelle beaucoup de cytogénéticiens estiment qu’il est inutile de chercher à explorer des fragments toujours plus petits".

Le Figaro (Dr Natahalie Szapiro-Manoukian) 17/09/12

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