‘L’enfant n’est jamais ce qu’on attend… »

Publié le : 26 décembre 2001

Alain Foix, philosophe expose dans le journal Libération, les conséquences pour la société de l’arrêt Perruche . 
« Naître, c’est donner la vie à autre chose que soi. L’enfant n’est jamais ce qu’on attend parce qu’il est simplement lui. (…) L’enfant est l’étranger et apporte l’inédit. Pas par hasard mais par nécessité. Une nécessité fondée sur l’espèce et sa survie. Un nouveau-né est un acte social autant que naturel ». Dans ce sens, naître normal ou pas n’est ce pas la même chose? s’interroge A. Foix. Les personnes handicapées ne s’inscrivent-elles pas elles aussi par leur naissance dans un mouvement qui contraint la société à s’intégrer elle même comme société humaine? 
L’auteur s’inquiète aussi de la spécificité du clone qui supprime ce chemin nécessaire qui va du fils au père par le détour de l’ailleurs.  « Le clone vit avant même d’exister.(…) C’est une formule de fabrication qui reste à affiner. Il n’échappe plus à son père puisqu’il en est la réplique. Il n’aurait d’identité qu’en échappant à l’identique qui est son père ». 
 
« Le clone représente la fin de notre histoire, le concept réalisé, advenu. La mort de l’humanité telle que nous la vivons.« 

Libération présente aussi un avis de Nicole Catala, vice-présidente de l’Assemblée Nationale qui revient également sur l’arrêt Perruche. Dans cette affaire comme dans celle des 2 enfants trisomiques Yvan et Lionel,  elle souligne qu’il n’y a pas eu de lien de causalité entre la faute médicale et le handicap de l’enfant et exprime alors son incompréhension face aux décisions prises par la Cour de cassation, mais elle considère que les parents doivent être doublement indemnisés. 

<p>Libération 25/12/01</p>

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