Jean-Frédéric Poisson refuse la GPA. Ses propositions pour la contrer.

Publié le : 10 juin 2016

Jean-Frédéric Poisson, président du Parti Chrétien Démocrate, fait partie des députés cosignataires de la proposition de loi de Philippe Gosselin qui vise à contrer la gestation pour autrui (GPA) pratiquée en France ou à l’étranger (cf. [Décryptage] Des députés français vent debout contre la GPA ). Il explique sa position.

 

Soixante ans après Mai 68, la GPA est une question d’actualité, ce qui n’étonne pas Jean Frédéric Poisson : les principes qui sous-tendent la GPA sont les mêmes que ceux de Mai 68. « Il ne doit y avoir aucune entrave à la liberté personnelle », « mon propre désir doit être satisfait quelles que soient les conséquences pour le corps social ». Les slogans utilisés à l’époque ont mené à la revendication actuelle du « avoir un bébé qu’elles qu’en soient les modalités et les conséquences ».

 

Jean-Frédéric Poisson veut à l’inverse « libérer la France de Mai 68 et mettre fin à ce libéralisme » qui transforme les femmes en « usine » et les bébés en « objet de contrat marchand ». Aussi, il propose « une action politique à trois niveaux » :

  • national en « renforçant les sanctions pénales à l’encontre de ceux qui auraient recours à cette pratique et de ceux qui en feraient leur commerce »,
  • européen, face à la CEDH qui « est en train de devenir une juridiction d’appel » et qui « nous impose d’accepter cette logique esclavagiste et marchande au nom des droits de l’homme »,
  • et mondial, en « prenant l’initiative et en proposant aux Nations unies une résolution pour interdire mondialement cette pratique ».

 

Enfin, Jean Frédéric Poisson s’oppose « catégoriquement et sans compromis » à tout ce qui pourrait conduire à la GPA : le mariage pour tous et l’union civile des personnes de même sexe.

<p>Aleteia (8/06/2016)</p>

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