Intelligence artificielle : la machine bat l’homme au jeu de go

Publié le : 9 mars 2016

Lee Seldol, considéré comme le meilleur joueur mondial de go, a finalement reconnu sa défaite aujourd’hui face à Alphago, le programme conçu par Google Deep Mind (cf. Intelligence Artificielle : l’homme et la machine s’affrontent au jeu de go), après un affrontement extrêmement serré.

 

« Bien plus efficace » que ce que Lee Seldol pensait au départ, l’Intelligence artificielle a « joué la partie de manière volontaire » alors que normalement elle est surtout opérante au niveau tactique, quand le nombre de choix est assez réduit pour qu’elle puisse explorer chaque possibilité jusqu’au bout.

 

La performance d’Alphago est due au mélange de technologies utilisées, dont le Deep learning, qui est une technique qui « imite » la manière dont les humains apprennent de leurs erreurs. Les concepteurs ont employé des méthodes d’intelligence artificielle avancées avec des réseaux comportant des millions de connexions neuronales.

 

Si cette victoire de l’ordinateur sur le champion du monde de go ne « changera pas profondément les choses » au niveau de la discipline puisque ce n’est que la combinaison efficace de techniques qui existaient déjà qui a permis d’atteindre ces performances, celle-ci servira « principalement à faire prendre conscience au grand public des avancées obtenues depuis des années ». Puisque l’intelligence artificielle est déjà partout. Et avec les échecs, le jeu de go est « le jeu le plus emblématique qui atteste de la supériorité de l’intelligence artificielle sur l’être humain ».

 

Le but de l’intelligence artificielle est la conception de machines permettant d’exhiber un comportement intelligent. Or, si les ordinateurs sont potentiellement meilleurs que les êtres humains, c’est uniquement pour les tâches pour lesquelles ils sont conçues. « Ce n’est donc pas en améliorant les capacités des machines à atteindre des buts spécifiés qu’on leur donnera les moyens de se fixer leurs propres buts » : « la question du danger d’un être artificiel intelligent pour l’espèce humaine reste encore aujourd’hui du domaine de la science-fiction ».

 

Faut-il alors « s’alarmer de la possible création d’une intelligence artificielle capable de devenir une menace pour l’espèce humaine », ainsi que l’ont fait Stephen Hawking (le célèbre physicien), Elon Musk (fondateur de Paypal et Tesla), et Bill Gates (fondateur de Microsoft) ?

<p>Huffington Post, Sciences et Avenir, Le Monde (09/03/2016)</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres