Grande Bretagne : perspectives bioéthiques

Publié le 13 Mar, 2007

Zenit publie un entretien avec John Smeaton, directeur national de la Société pour la protection des enfants non nés ("Society for the Protection of Unborn Children") sur "l’héritage bioéthique de Tony Blair".

Pour John Smeaton, il n’y a aucun domaine éthiquement sensible que le "gouvernement Blair n’ait pas fait empirer". Ainsi, l’une des premières mesures prises par Tony Blair fut d’autoriser les jeunes filles, dès 11 ans, à recourir à l’avortement et à accéder aux moyens de contraception, sans le consentement de leurs parents. Une autre fut de promulguer la Mental Capacity Act 2005 permettant ou obligeant le médecin, selon les circonstances, à laisser mourir d’inanition et de déshydratation ses patients sans défense.

Il ajoute que le gouvernement Blair a augmenté le financement accordé aux agences de contrôle démographique dont l‘International Planned Parenthood Federation et le Fonds des Nations unies pour la Population. Selon John Smeaton, le gouvernement Blair, "sous prétexte de vouloir répondre aux objectifs de développement du millénaire", exporte l’avortement dans les pays en voie de développement. Cette influence "contraire à la vie et à la famille" exercée par la Grande-Bretagne se retrouve aussi en Europe.

Le directeur de la "Society for the Protection of Unborn Children" dénonce les conditions dans lesquelles se tient le débat bioéthique en Angleterre. Le débat serait ainsi biaisé par la partialité des médias qui "présentent les thèmes de bioéthique (…) de manière pratiquement unilatérale". Il s’insurge contre le "pouvoir de manipulation" dont jouit le gouvernement. Ce dernier a ainsi réussi à inscrire le concept "d’euthanasie par omission" dans la loi de 2005, tout en se disant contre la légalisation de l’euthanasie…

John Smeaton déplore l’absence "d’enseignement clair sur les sujets liés à la vie". Il constate que "non seulement la Grande-Bretagne a perdu sa boussole morale" mais qu’"elle a également perdu une bonne partie du langage éthique" et qu’elle "n’est plus capable de penser d’une manière moralement rationnelle". Il ajoute à cela que "la notion de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas, n’existe plus", qu”il n’y a plus de langage objectif pour classer ce qui est juste et ce qui ne l’est pas". D’après lui, une nouvelle définition de la morale prévaut : "étrange combinaison entre l’intérêt personnel, la compassion et le désir de ne pas avoir à endurer de souffrances ni subir d’inconvénients". Enfin, il condamne le "stalinisme moral" ambiant.

Zenit 13/03/07

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