GPA : ″un magasin international en ligne pour bébés″ selon le Commissaire aux droits de l’enfant du président ukrainien

Publié le : 18 mai 2020

Dans un communiqué conjoint, les évêques gréco-catholiques d’Ukraine et la conférence épiscopale latine dénoncent la gestation par autrui (GPA) comme un « ″phénomène honteux″ que les autorités doivent ″condamner et interdire″ ». Une demande portée par le Commissaire aux droits de l’enfant du président ukrainien. Pour Mykola Kuleba, « la maternité de substitution en Ukraine n’est pas réglementée et elle viole les droits des enfants ».

 

Devant la publication d’une vidéo où l’on voit « 46 bébés dans une chambre » (cf. Bébés bloqués en Ukraine : pas à cause de la Covid-19 mais de la GPA), comme « un produit acheté que l’acquéreur n’est pas allé chercher », les évêques s’insurgent : « Une telle démonstration de mépris pour la personne humaine et sa dignité, rendue possible par la légalisation de la maternité de substitution, est inacceptable ». Pour le commissaire, cette situation « qui est devenue publique, montre une fois de plus l’absence de droits des enfants nés de mères porteuses ». « La naissance d’un enfant loin de la mère est contre nature, affirme-t-il. Ainsi, l’Ukraine devient simplement un magasin international en ligne pour bébés. Et nous ne connaissons pas le nombre réel de ces enfants que l’Ukraine « fournit » de cette façon ». Pour Mykola Kuleba, « la maternité de substitution est l’exploitation des femmes afin de gagner des revenus par des entreprises privées et de répondre aux besoins des adultes ».

 

Les évêques se déclarent « solidaires » de la demande du commissaire. « Aucune circonstance ne peut justifier cette pratique », souligne le communiqué, dénonçant ce « mal moral qui cause d’innombrables souffrances et désagréments », reposant sur « le principe ″commercial″ d’″achat et de vente des fonctions du corps humain″ ». « Nous demandons l’interdiction de la maternité de substitution sous quelque forme que ce soit et la garantie d’une garde et d’une adoption adéquates des nouveau-nés », indique le communiqué. Et les évêques appellent les autorités à « prêter davantage attention aux politiques familiales en Ukraine, en créant un organe approprié pour s’occuper de toutes les familles et veiller à ce que les mères n’aient pas à échanger leur corps et leurs enfants pour leur survie et celle de leurs proches ».

 

 

Pour aller plus loin :

Un couple saisit le tribunal administratif pour aller chercher en Ukraine un « bébé GPA »

Epidémie de Covid-19 : « les rapports de force de l’industrie de la GPA mis à nu »

En Ecosse, les mères porteuses contraintes de s’occuper des bébés ?

<p>Vatican News (16/05/2020) – Ukrinform (15/05/2020)</p>

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