Gamètes : où s’arrêter ?

Publié le : 1 juillet 2009

Le tribunal de New York vient d’autoriser une femme à recueillir le sperme de son compagnon décédé. Un autre tribunal américain, celui de Travis County, a autorisé une mère, Missy Evans, à conserver le sperme de son fils Nikolas, mort le 5 avril 2009 dans une bagarre de rue. Missy Evans espère ainsi trouver une mère porteuse et élever un jour son petit-fils ou sa petite-fille. La morgue a donc conservé le corps à 39,2° afin qu’un spécialiste puisse procéder au prélèvement en attendant la mère porteuse.

 

Aux Etats-Unis toujours, un juge new-yorkais Thomas O’Neill Jr. a autorisé une jeune fille de 13 ans, Brittany Donovan, atteinte du syndrome de l’X-fragile à poursuivre la banque de sperme (Idant Laboratories) de laquelle provient le sperme avec lequel elle a été conçue et dont il a été établi qu’il était à l’origine de sa maladie génétique.

 

A l’heure de la crise économique, on apprend aussi que l’une des plus anciennes banques de sperme sur le marché américain, Xytex International, fait des promotions pour « liquider ses stocks ». La banque avoue avoir une « surproduction » de sperme et brade « le sperme de donneurs réguliers ou qui ont été particulièrement productifs »… A la même période la première banque mondiale de sperme, la banque danoise Cryos, annonce qu’en 2008, le nombre de donneurs a été multiplié par trois, passant de 30 à 100 par jour et que malgré cela, elle a du mal à répondre à la demande. Médecin-chef de Cryos, Gert Bruun Petersen, veille à fournir du sperme de bonne qualité (plus des 2/3 des donneurs sont ainsi écartés en raison de la mauvaise qualité de leur sperme) et rêve de voir « tous les enfants nés de Cryos 100% sains ».

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