Cancer : Des oncologues réclament plus de formation en soins palliatifs et pour annoncer les « mauvaises nouvelles »

Publié le : 29 mai 2020

Des études montrent que les médecins spécialisés dans le traitement du cancer annoncent en moyenne 35 fois par mois de mauvaises nouvelles à leurs patients. « Cependant, peu d’entre eux ont reçu une formation sur la meilleure façon de le faire », explique le docteur Ramy Sedhom, chercheur en oncologie médicale à l’école de médecine de l’université Johns Hopkins de Baltimore, dans le Maryland, et auteur principal de l’étude.

 

Les chercheurs, lancés dans de longs programmes de formation post-doctorale spécialisés dans les soins aux personnes atteintes de cancer, remarquent qu’ils sont mieux formés à la réalisation de procédures techniques, biopsies de moelle osseuse par exemple, qu’à la conduite d’un rendez-vous avec des patients et des familles confrontés à des choix difficiles ou limités en matière de soins et de pronostics de maladie. Par ailleurs, l’étude suggère que la façon dont les médecins encadrent ces échanges peut influencer et orienter les préférences des patients en matière de traitement ou de soins palliatifs.

 

Si la spécialisation des médecins est allée de pair avec les progrès des traitements, « les capacités de ces médecins à prédire les résultats des patients deviennent encore plus compliquées ». Aussi, pour le docteur Thomas J. Smith, professeur d’oncologie et directeur de la médecine palliative à la faculté de médecine de l’université Johns Hopkins, « la formation aux soins palliatifs » devient indispensable. Mais aux États-Unis, il n’existe pas de formation combinée ou intégrée d’oncologie médicale et de médecine de soins palliatifs, même si 76 institutions, dont la Johns Hopkins Medicine, offrent la formation dans des programmes séparés. Par ailleurs, une formation en « science de la communication » peut aider les oncologues à traiter efficacement les émotions des patients et, par conséquent, les aider, eux et leurs familles, à prendre des décisions plus éclairées sur les choix des traitements.

<p>Medical Press (28/05/2020)</p>

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