Avortement, euthanasie : la Marche pour la Vie dit non !

Publié le : 27 janvier 2015

Dimanche 25 janvier, près de 45 000 personnes ont participé à la dixième Marche pour la vie, contre l’avortement et l’euthanasie, quelques jours après le débat qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale sur la fin de vie. « La vie humaine, dans notre culture, est attaquée là où elle est la plus fragile et la plus gênante : au début et à la fin », assure Julie Graziani, porte-parole de la Marche. « De la même manière qu’on nous a dit qu’on allait pouvoir “interrompre volontairement” une grossesse, on est en train de nous dire qu’on va pouvoir “endormir pour toujours, par sédation, nos vieillards” », précise Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, co-organisatrice de la Marche pour la vie.

 

L’affaire Vincent Lambert, du nom de cet homme handicapé pour lequel l’alimentation et à l’hydratation ont été arrêtées sur décision de son médecin en avril 2013, s’est retrouvée au cœur des revendications de la Marche. Car si la décision a été déclarée « légale » par le Conseil d’État, elle a été suspendue par un recours déposé auprès de la Cour européenne des droits de l’homme. Celle-ci doit rendre sa décision dans les prochains mois. « Vincent Lambert n’est pas en fin de vie, il n’est pas malade, explique Maître Triomphe, son avocat, à la tribune de la place Vauban. Il est handicapé. Il dort, il se réveille, il déglutit, il réagit parfois. Il est avant tout vulnérable et sans défense. C’est de ce genre de personne qu’il nous faut prendre soin. L’homme le plus vulnérable doit être protégé. Nous sommes tous Vincent Lambert ! ».

 

Miroslav Mikolasik, député européen d’origine slovaque, était présent à la Marche. A propos des lois euthanasiques, il explique : « En tant qu’anesthésiologue,  j’ai une connaissance précise des techniques de traitement de la douleur. À ce titre, je peux affirmer que les douleurs les plus importantes peuvent être soulagées. »  Selon lui, il faut donc « porter toute notre attention sur les soins palliatifs. Et ceux qui disent que cela pose un problème financier sont à côté de la plaque.»

 

Il dénonce également les exceptions qui « sont une porte ouverte à toutes les dérives : il n’y a qu’à voir ce qui se passe en Belgique, au Luxembourg. On introduit des exceptions d’euthanasie pour des cas prétendument très particuliers. Et ensuite on procède à des euthanasies sur des personnes dont la situation ne correspond pas à ces exceptions. »

<p>Sources: Famille Chrétienne 26.01.2015 (Jean-Marie Dumont) - Famille Chrétienne 26.01.2015 (Jean-Marie Dumont)</p>

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