Assistance au suicide pour les personnes âgées considérant leur vie comme achevée : une dérive après l’autre

Publié le : 21 octobre 2016

Suite à l’annonce du gouvernement néerlandais d’élaborer une loi pour dépénaliser le suicide assisté de personnes estimant avoir achevé leur vie, Théo Boer, professeur d’éthique médical, initialement partisan de la légalisation de l’euthanasie, regrette aujourd’hui « les dérives qui peuvent en découler ».

 

Il souligne les différences de ce projet avec la loi sur l’euthanasie : « D’abord, la personne demandant l’assistance à mourir n’a pas besoin d’être malade. Ensuite, le principe directeur n’est pas de soulager la souffrance mais de respecter l’autonomie. Puis, l’assistance à mourir n’est pas faite par injection mais le produit létal est avalé par la personne elle-même. Enfin, il y a un âge limite. Les gens attendent que cette nouvelle loi, si elle est votée, soulage la pression qui pèse sur les médecins qui procèdent à des euthanasies sur des personnes âgées ». Pour lui, ce projet « prouve que nous n’avons pas réussi à intégrer réellement les personnes âgées dans notre société ».

 

Si Théo Boer estime que les perspectives électorales écarteront le sujet, aujourd’hui, « la seule information que nous pouvons offrir, c’est qu’une fois qu’un pays a légalisé l’euthanasie, de nouveaux développements vont arriver ».

<p><a href="http://www.lavie.fr/actualite/bioethique/aux-pays-bas-nous-n-avons-pas-reussi-a-integrer-les-personnes-agees-dans-la-societe-20-10-2016-77139_394.php">La Vie</a> (Sixtine Chartier) 20/10/2016</p> <p> </p>

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