Anticipation et dialogue : les maitres mots de la démarche palliative

Publié le : 21 décembre 2016

La HAS[1] préconise de « développer la démarche palliative », en cessant de dissocier les soins palliatifs des traitements spécifiques de la maladie. Pour cela, elle veut impliquer l’ensemble des professionnels de santé, dans une démarche centrée autour du patient. Car les soins palliatifs ont « vocation à accompagner le patient tout au long de sa maladie et non uniquement lors de la fin de vie », rappelle-t-elle.

 

Ainsi la « démarche palliative concerne toute personne qui a une maladie grave, évolutive, en phase avancée, potentiellement mortelle, toute personne confrontée à une situation mettant en jeu le pronostic vital à court ou moyen terme ou les personnes en grande perte d’autonomie ». Les médecins traitants et les infirmiers ont un rôle primordial dans le repérage et l’information de ces personnes. De multiples acteurs sont également concernés, que le patient soit à domicile ou à l’hôpital.

 

Le dialogue avec le patient doit être instauré « le plus tôt possible », lui expliquant que « palliatif n’est pas synonyme de ‘dernières semaines de vie’ ». La HAS donne une série de conseil pour délivrer l’information au patient avec « tact » et « cohérence ». Ce dialogue doit ensuite se poursuivre tout au long de la maladie, facilitant la transition entre les soins spécifiques à la maladie et les soins palliatifs, « qui peuvent être concomitants ».

 

L’objectif est également d’anticiper les besoins des patients lors des situations de fin de vie, et de « planifier » avec lui les soins futurs (prise en compte de la douleur, de la nutrition, des troubles respiratoires, des difficultés sociales ou de la perturbation de l’image corporelle). Comme le prévoit la loi fin de vie du 2 février 2016, la HAS encourage la désignation d’une personne de confiance et la rédaction de directives anticipées.

Mettre en place plus tôt les soins palliatifs devrait permettre d’« améliorer le contrôle des symptômes et la compréhension du pronostic, de diminuer le nombre de dépressions et d’éviter des hospitalisations non programmées ou des traitements disproportionnés », estime la HAS.

 

L’essentiel de la démarche palliative, HAS, décembre 2016.

 

[1] Haute Autorité en Santé.

<p>Hospimedia, Jérome Robillard (20/12/2016)</p>

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