IMG : la solution ?

Publié le 31 Jan, 2007

Le Pèlerin publie "les confidences" de Jean-Philippe Legros, psychologue de la maternité de l’hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul (Paris), sur l’interruption médicale de grossesse (IMG). Autorisée par la loi, une IMG peut être pratiquée jusqu’au neuvième mois, en cas d’anomalie grave dépistée chez l’enfant.

La manière qu’a le médecin d’annoncer la présence d’un handicap est bien souvent révélatrice de la façon dont il perçoit la pathologie. Quant à la manière dont la femme réagit à cette annonce, il déclare qu’elle se retrouve souvent seule à décider d’avorter ou non : "c’est à elle berceau de vie, corps protecteur, d’autoriser la mort à passer par elle". Décision d’autant plus difficile à prendre que le diagnostic peut être incertain et qu’il faut donc choisir en "non-connaissance de cause".

Pour ce psychologue, il est nécessaire de prendre du temps, avec les parents, pour essayer de leur faire prendre conscience qu’une IMG "ne les soustraira pas à toute douleur" mais "qu’elle en fera, contre toute attente, surgir d’autres".

Il avoue qu’aujourd’hui les "pathologies de type «handicap mental»" sont souvent "considérées comme intolérables". "Soyons francs, c’est nous qui, bien souvent, les estimons incompatibles avec la vie", ajoute-t-il. Dès lors, une femme qui ose choisir de laisser vivre son enfant, craint d’être perçue comme une "illuminée" ou une "mauvaise mère". "Il faut un courage exceptionnel pour aller à l’encontre d’un mouvement médical et social généralisé pour qui il est évident que l’interruption médical de grossesse est la «solution»". Pourquoi ne pas, plutôt que de les juger, aider ces parents ?

Jean-Philippe Legros souligne le cas de la trisomie 21 pour lequel le dépistage est systématique, aboutissant dans la plupart des cas à un avortement. Cette logique d’éradication nous conduit à oublier "cette évidence que l’on peut vivre selon d’autres normes", conclut-il.

Le Pèlerin (Philippe Demenet) 01/02/07

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