Vivre vieux, une question de volonté ?

Publié le : 9 avril 2020

Selon une étude d’Orb Media, « l’âge que vous atteindrez dépend non seulement de votre attitude à l’égard du vieillissement, mais aussi de celle de votre entourage ». Cette étude « a conclu que les personnes ayant une attitude positive face au vieillissement vivent plus longtemps et ont une meilleure santé mentale ». A l’inverse, « ceux qui considèrent le vieillissement comme une mauvaise chose « sont plus susceptibles de souffrir d’une crise cardiaque, d’un accident vasculaire cérébral ou de mourir plusieurs années plus tôt » ».

 

Becca Levy, professeur d’épidémiologie à la Yale School of Public Health, mène des recherches sur l’attitude face au vieillissement depuis les années 1990. L’une des études qu’elle a conduites sur plusieurs décennies montre que « les Américains ayant une opinion positive du vieillissement vivent 7,5 ans de plus que ceux ayant une opinion négative ». Selon elle, c’est lié à la différence de « niveau de stress ». « Des études ont montré que le stress chronique peut non seulement faire vieillir le cerveau, mais aussi changer une personne au niveau cellulaire et accélérer le processus de vieillissement. »

 

Par ailleurs, « l’étude d’Orb a également montré que l’attitude d’une culture envers ses citoyens plus âgés peut avoir un effet important ». Ces résultats ont été obtenus après avoir interrogé « 150 000 personnes de 101 pays quant à leurs expériences et leurs opinions concernant le vieillissement et les personnes âgées ». « En utilisant une échelle de 1 (très peu de respect) à 5 (très grand respect), Orb a constaté que l’attitude moyenne est de 3,75 ». Avec de fortes disparités, les moyennes nationales allant de « 2,75 à 4,8 ». La première place est occupée par la Hongrie et l’Ouzbékistan à égalité, avec 4,8.

 

« Selon Orb, d’ici 2050, près d’une personne sur six dans le monde aura plus de 65 ans. »

 

Pour aller plus loin :

Monique Pelletier : « Les « vieux » resteront-ils encore longtemps les mal-aimés de notre société ? »

« L’âgisme a un impact négatif sur toutes les générations »

Avoir une mauvaise image de la vieillesse augmente le risque de démence

<p>Medical Press, Nancy Clanton (08/04/2020)</p>

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