Vers une reconsidération de l’avortement ?

Publié le : 10 septembre 2014

Dans le journal britannique The Telegraph, un chercheur de Institute for Advanced Studies in Culture à l’Université de Virginie, le Dr James Mumford, revient dans une tribune sur les résultats d’une étude récemment publiée et relative à la viabilité des bébés prématurés. 

 

Ainsi, de plus en plus de bébés prématurés, nés à 23 semaines, survivent. En 2006, 19% des bébés nés à 23 semaines survivaient. L’année dernière, dans les unités de néonatalogie de Bristol, l’ensemble des foetus nés à 23 semaines ont survécu. De « bonnes nouvelles » évidemment pour le Dr James Mumford, qui s’interroge toutefois. La législation en vigueur en Grande-Bretagne permet l’interruption d’une grossesse jusqu’à la 24ème semaine. La législation, qui date de 1967 (ndlr : abortion Act) considérait en effet un foetus viable au-delà de la 24ème semaines. Ainsi, « pourquoi les médecins devraient-ils mettre fin à la vie d’un foetus suffisamment âgé pour pouvoir vivre en dehors de l’utérus? »  s’interroge le Dr James Mumford. Une question qu’ont également soulevé de nombreux défenseurs des droits de l’homme certains appelant à un abaissement du délai maximum pour avorter à 20 semaines. Le Dr James Mumford précise que la question se pose d’autant plus qu’il y a 47 ans, le législateur s’est basé sur le critère de la « viabilité« , c’est à dire qu’un foetus était « susceptible de naître vivant« , pour établir cette limite. 

 

Le concept de « viabilité » est un « concept juridique« . Et la science démontre qu’en réalité, cela peut changer. Que faire par conséquent? Considérer la « dépendance » plutôt que la viabilité ? Certains comme l’australien Peter Singer prônent l’allongement de cette limite jusqu’après la naissance, lorsque « les enfants montrent des signes de conscience de soi (soit autour d’un moi) »… Au contraire, le Dr Mumford pense plus raisonnable de faire le chemin inverse, admettant que « cela ne pourra se faire du jour au lendemain« . « La réforme sociale dans ce domaine exige de repenser l’ensemble de notre attitude vis-à-vis de l’enfant à naître« . 

<p>The Telegraph (Dr James Mumford) 10/09/2014</p>

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