Veillées pour la vie organisées à l’appel du Pape

Publié le : 29 novembre 2010

Samedi 27 novembre 2010, à l’appel du pape Benoît XVI, 450 veillées de prière pour la vie naissante ont été organisées dans les 99 diocèses français. Le pape avait expliqué : "Il s’agit d’une initiative commune avec les Eglises particulières du monde entier et j’ai également demandé aux paroisses, aux communautés religieuses, aux associations et aux mouvements d’y adhérer".

Comme le remarque le journal La Vie, "l’évènement est inédit". Le pape Jean-Paul II, dans son encyclique L’Evangile de la Vie, avait déjà affirmé : "Une grande prière pour la vie, qui parcoure le monde entier, est une urgence". Mais pour l’occasion, Benoît XVI a plus particulièrement visé les problèmes éthiques touchant "la vie naissante". Pour le journaliste, le Pape a voulu "reprendre la main sur ce sujet délicat, où l’Eglise doit affirmer clairement ses valeurs tout en évitant tout contre-témoignage dans l’ordre de la charité".

Le père Thierry Magnin, physicien et professeur d’éthique des sciences à l’Institut catholique de Toulouse explique de son côté que réduire la vie aux travaux des scientifiques sur le vivant conduit à de véritables "glissements" éthiques. En effet, la science "n’interroge pas la vie mais les êtres vivants, leur structure". "Le critère mis en avant aujourd’hui, ce sont les fonctionnalités de la vie : si elles marchent, la vie vaut le coup, sinon elle perd sa valeur. La vie n’est plus considérée comme étant d’abord, par essence, un cadeau".

Alors qu’on recense chaque année 3 millions d’avortements en Europe pour 8 millions de naissances, les différentes veillées organisées ont tenu à rappeler que le respect de la vie "trouve un écho profond et convaincant dans le cœur de chaque personne, croyante et même non croyante, parce que, tout en dépassant infiniment ses attentes, il y correspond de manière surprenante. Malgré les difficultés et les incertitudes, tout homme sincèrement ouvert à la vérité et au bien peut, avec la lumière de la raison et sans oublier le travail secret de la grâce, arriver à reconnaître, dans la loi naturelle inscrite dans les cœurs (cf. Rm 2, 14-15), la valeur sacrée de la vie humaine depuis son commencement jusqu’à son terme; et il peut affirmer le droit de tout être humain à voir intégralement respecter ce bien qui est pour lui primordial. La convivialité humaine et la communauté politique elle-même se fondent sur la reconnaissance de ce droit."

La Vie (Jean Mercier) 26/11/10 – La Croix (Anne-Bénédicte Hoffner et Céline Hoyeau) 26/11/10 - Gènéthique

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