Une thérapie pour pallier le handicap intellectuel génétique

Publié le : 6 avril 2012

Le recours aux techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) a changé la mentalité de beaucoup de couples. En 2009, 21 759 enfants sont nés grâce à l’AMP. Interviewée sur cette thématique, Elisabeth Montfort, juriste et philosophe, ancienne députée européenne, relève qu’aujourd’hui, "la technique a envahi le champ de la procréation au détriment de l’éthique".

Si l’aide à la procréation est entrée dans les mœurs, Elisabeth Montfort déplore que "l’une des premières choses proposées par le médecin à un couple n’arrivant pas à avoir d’enfant dans les cinq ans" est le recours à l’AMP. Comme pour une femme, "il devient inconcevable [aujourd’hui] de ne pas maîtriser sa fécondité et sa maternité", la technique répond à la demande, dissociant ainsi l’acte conjugal de la procréation.
Récemment, certains candidats à la présidentielle, ont proposé l’élargissement des techniques de l’AMP aux personnes homosexuelles. Cela renvoie à "une forme de droit à l’enfant [exprime Elisabeth Montfort], or l’enfant n’est pas un dû". Il faut donc "travailler sur les causes de l’infertilité, essayer les naprotechnologies" propose-t-elle (NDLR techniques naturelle d’aide à la procréation) (Cf Synthèse de presse du 17/06/11).
L’adoption est mise de côté par la technique car l’AMP permet "au minimum une trace génétique d’un des deux parents", maintenant ainsi "l’illusion que l’enfant" est d’eux.
 

Famille Chrétienne (Cyrille Douillet) 05/04/12  

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