Une « peau électronique » percevant les mêmes sensations que la peau humaine

Publié le 30 Jan, 2024

Des chercheurs de la Texas A&M University College of Engineering ont mis au point une « peau électronique » imprimée en 3D (« E-skin ») capable de « se plier, de s’étirer et de percevoir les mêmes sensations que la peau humaine ». Elle fait appel à des hydrogels issus de la nanoingénierie. Les scientifiques ont publié leurs travaux dans la revue Advanced Functional Materials [1].

Avec plus de 1 000 terminaisons nerveuses, la peau humaine est « la plus grande connexion sensorielle du cerveau avec le monde extérieur », fournissant une multitude d’informations par le biais du toucher, de la température et de la pression. Si ces caractéristiques complexes font de la peau un organe vital, elles en font également un organe difficile à reproduire.

« La capacité à reproduire le sens du toucher et à l’intégrer dans diverses technologies ouvre de nouvelles possibilités d’interaction homme-machine et d’expériences sensorielles poussées », estime Akhilesh Gaharwar, professeur et directeur de recherche au département d’ingénierie biomédicale de l’Université. « Le développement de l’E-skin est enracinée dans le désir de créer des interfaces plus avancées et plus polyvalentes entre la technologie, le corps humain et l’environnement », indique le chercheur.

Les applications envisagées sont très diverses : « robotique, prothèses, technologie portable, sport et fitness, systèmes de sécurité ou encore appareils de divertissement ».

 

[1] Shounak Roy et al, 3D Printed Electronic Skin for Strain, Pressure and Temperature Sensing, Advanced Functional Materials (2024). DOI: 10.1002/adfm.202313575

Source : Tech Xplore, Bailey Noah, Texas A&M University College of Engineering (26/01/2024) – Photo : iStock

Partager cet article

[supsystic-social-sharing id='1']

Synthèses de presse

Interface cerveau-machine : un homme atteint de la maladie de Charcot parvient à « parler »
/ Transhumanisme

Interface cerveau-machine : un homme atteint de la maladie de Charcot parvient à « parler »

Des scientifiques ont mis au point une interface cerveau-machine qui « traduit les signaux cérébraux en paroles avec une précision ...
Une adolescente qui voulait être euthanasiée traitée par neuromodulation
/ Fin de vie

Une adolescente qui voulait être euthanasiée traitée par neuromodulation

« C'est comme si on lui avait lancé une bouée de sauvetage », témoigne sa maman. « Reste à savoir si le traitement ...
blood-1813410_960_720_pixabay

Des cellules iPS humaines différenciées en cellules souches hématopoïétiques

Ces travaux ouvrent la voie à des traitements personnalisés, par exemple pour les enfants atteints de leucémie ...

Textes officiels

Fiches Pratiques

Bibliographie

Lettres