Une Canadienne conteste le suicide assisté accordé à son époux

Publié le : 27 août 2020

Katherine, 82 ans, conteste devant les tribunaux canadiens de Nouvelle-Ecosse l’autorisation qu’a reçue son mari de mourir par suicide assisté. Le décès, initialement prévu le 3 août, a été repoussé en attendant l’examen de la requête de l’épouse. Son mari, âgé de 83 ans, est atteint d’une maladie pulmonaire obstructive chronique reconnue, « mais son épouse depuis 48 ans affirme plutôt que sa volonté de mourir est motivée par de l’anxiété et de la démence ».

Le patient a été examiné par sept professionnels de la santé entre avril et août, dans le cadre de sa demande de suicide assisté. Ils ont tous reconnu la maladie chronique, mais deux d’entre eux ont déclaré « qu’ils n’étaient pas convaincus que cette maladie causerait un décès raisonnablement prévisible », ce qui est une condition d’accès au suicide assisté au Canada. De plus, l’un d’entre eux a « avancé que la démence rendait l’homme incapable de prendre des décisions concernant le processus d’aide à mourir ». A l’annonce de ces deux éléments, Katherine a retiré tout soutien à la démarche de son mari et ne comprend pas pourquoi l’accord a pu être donné. Elle menace de poursuivre en justice les professionnels de santé ayant participé au processus d’approbation.

Ses frais de justice sont pris en charge par l’association Euthanasia Prevention Coalition, la « Coalition pour la prévention de l’euthanasie ».

 

Source : Radio Canada, Taryn Grant et Elizabeth Chiu (26/08/2020)

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