Les évêques catholiques du Togo ont dénoncé une nouvelle loi sur l’avortement. Les évêques estiment que l’Etat aurait dû prendre "des mesures" pour accompagner les femmes enceintes en difficulté et prévoir des structures d’accueil.
Votée à la fin de l’année dernière par le Parlement, la loi autorise l’avortement en cas de viol, d’inceste et si la vie de la mère est menacée.
Les évêques dénoncent cette loi qui "punit un innocent : l’enfant à naître". "Avons-nous le droit de commettre un meurtre en nous basant sur une probabilité, si forte soit-elle ?" Pour la Conférence épiscopale du Togo, la loi va ajouter au drame que vit la femme victime de viol ou d’inceste, celui d’un avortement qui l’accompagnera jusqu’à sa mort.
Seuls 3 pays du continent africain autorisent l’avortement : la Tunisie, le Cap-Vert et l’Afrique du sud. Avec le Togo, ce chiffre passe à 4.
Dia-afrique.org 24/05/07