Techniques d’assistance médicale à la procréation : vers toujours plus de sélection des embryons

Publié le : 17 juillet 2014
The New York Times publie sur son site internet un article expliquant que les cliniques spécialisées dans la fertilité ont un objectif : sélectionner le meilleur embryon, celui qui sera le plus à même de s’implanter dans l’utérus.

 

Deux techniques sont mises en avant. La première, le test chromosomique, appelée « dépistage génétique préimplantatoire » ou PGS [preimplantation genetic screening]. Le New York Time précise que le PGS se distingue du diagnostique préimplantatoire (DPI). Objectif du DPI : empêcher la naissance d’un bébé atteint d’une maladie génétique particulière. Objectif du dépistage génétique préimplantatoire : améliorer le taux de natalité, et non « pas d’influencer les traits de l’enfant » précise le New York Times.

 

La deuxième technique, celle du « time-lapse imaging », utilise un embryoscope. Elle a été développée dès 2011 par une société danoise (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 25 mars 2011). Un des atouts présentés par les promoteurs de cette technique tient au fait qu’elle n’est pas invasive dans la mesure où elle ne nécessite pas le prélèvement de cellules sur l’embryon. L’embryon serait en effet suivi via un microscope dans ses tous premiers stades de développement, à 5 jours.

 

A propos du dépistage génétique préimplantatoire, Mark Bradford, président de la Fondation Jérôme Lejeune aux Etats-Unis précise que cette technique déshumanise les hommes « à leur stade le plus jeune et le plus vulnérable, soumettant ces minuscules êtres humains à un dépistage génétique préimplantatoire les plaçant à la mercid’une personne décidant si ils doivent vivre ou mourir ».  Il ajoute : « Si l’embryon est détruit parce qu’il se trouve avoir un handicap, la sélection est à tout le moins une forme d’infanticide discriminatoire ».
 

 

Le 30 juin dernier une étude présentée au European Society of Human Reproduction and Embryology a constaté que différentes techniques d’analyse peuvent donner des résultats différents pour un même embryon. 
<p><span>The New York Times (</span><span>Andrew Pollack</span><span>) 11/07/2014 - Aleteia (</span><span>John Burger</span><span>) 16/07/2014</span></p>

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