Soupçon d’euthanasie à l’hôpital de Lavaur

Publié le : 20 décembre 2018

A l’hôpital de Lavaur dans le Tarn, une patiente, une octogénaire admise la veille aux urgences, aurait succombé « à une injection létale ». Partagée entre «  la pression et le désarroi d’une famille confrontée à une situation dramatique », le médecin anesthésiste, 68 ans, une « praticienne expérimentée », aurait « administré ou fait administrer » un produit sédatif. Après avoir informé l’hôpital de son geste mardi dans l’après-midi, elle a été placée en garde à vue.

 

Qualifiée de complexe, cette affaire n’a fait l’objet d’aucun autre commentaire du parquet de Castres. « La plus grande prudence est en effet de rigueur quand on aborde les questions de fin de vie », explique le journaliste, « un domaine qui fait autant appel au médical qu’à la philosophie ».

 

Le maire de Lavaur, et président du conseil de surveillance de l’hôpital, Bernard Carayon, se dit « bouleversé » par cette affaire. Il détaille son souci de la « prise en charge des personnes en fin de vie », notamment à travers le partenariat développé depuis le milieu des années 90 avec l’association JAMALV : « Ni acharnement thérapeutique, ni euthanasie, mais l’accompagnement médical et humain pour que le mourant nous quitte sans souffrance ni physique, ni morale et le cas échéant, pour ceux qui croient au ciel, dans l’espérance », explique-t-il, « nous touchons avec la question de la fin de vie à toute la finesse et la complexité des soins palliatifs. Je discute souvent avec des praticiens des conséquences psychiques de la maladie grave et les comportements humains qu’elle induit, de la part des patients, de leur entourage et des soignants ». Il cite Jean-Philippe Péron, spécialiste des soins palliatifs, pour qui « «prendre soin ce n’est pas nécessairement rajouter des jours à la vie mais de la vie aux jours ». Le Maire conclut : « L’humanisme doit être le fil qui relie les hommes à la vie et à l’apprivoisement de la mort ».

 

Les circonstances, qui ont conduit le médecin à prendre seule cette décision, sont encore inconnues.

<p>La Dépêche, Richard Bornia (20/12/2018 et 21/12/2018)</p> <p>Le Petit bleu d'Agen (21/12/2018)</p> <p> </p> <p> </p>

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