Slovaquie : Statu quo pour la loi IVG

Publié le : 22 octobre 2020

La loi dépénalisant l’IVG en Slovaquie ne sera finalement pas modifiée. Un amendement à la loi sur les soins de santé a été rejeté à une voix près, le 20 octobre dernier. Porté par la députée Anna Záborská, son objectif était d’« aider les femmes à prendre des décisions éclairées et leur apporter un soutien financier ».

L’amendement incluait l’allongement du délai de réflexion de deux à quatre jours, la recension des motifs invoqués pour l’IVG, le remplacement des termes « suspension artificielle de grossesse » par « interruption artificielle de grossesse », l’obligation d’un second avis médical avant une IMG, l’hébergement pour les femmes enceintes qui souhaitent accoucher dans le secret, la création d’une aide financière pendant la grossesse, l’augmentation de l’allocation pour les enfants handicapés et l’interdiction pour les cliniques de faire de la publicité pour leurs services d’avortement.

« Notre proposition d’aider les femmes enceintes n’a pas abouti. Je regrette que mes collègues n’aient pas, dans cette situation économique difficile, soutenu les plus vulnérables – les femmes enceintes et les enfants », a déclaré la députée Anna Záborská, qui a déjà affirmé qu’elle soumettrait de nouveau sa proposition « dans six mois ».

Par ailleurs, le Conseil Constitutionnel de Pologne doit se prononcer aujourd’hui sur la législation de l’IVG en Pologne. Dans ce pays voisin de la Slovaquie, les possibilités de recourir à un avortement sont plus restreintes : l’IVG n’y est autorisée qu’en cas de viol, d’inceste, de risque mortel pour la mère, ou de malformation irréversible pour le fœtus. Des Polonaises se rendent parfois en Slovaquie pour réaliser les IVG interdites dans leur pays.

Sources : The Slovak Spectator (21/10/2020) ; Reuters (20/10/2020) ; Le Figaro (22/10/2020)

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres