« Sauver des vies » vs promouvoir l’avortement : « Rien n’est paradoxal pour un gouvernement qui cherche à éliminer la différence »

Publié le : 15 janvier 2021

La Marche pour la vie redescend dans la rue dans quelques jours (cf. Le 17 janvier, on « Marche pour la vie »), alors que les sujets sociétaux, malgré la crise sanitaire, « sont bels et bien au menu des discussions parlementaires de ces prochains jours » : proposition de loi Gaillot sur l’IVG et révision de la loi de bioéthique. Pour cette dernière, un amendement rajouté en catimini l’été dernier autorise le recours à l’IMG pour « détresse psychosociale » jusqu’au 9ème mois de grossesse. Il a été voté dans un hémicycle vide, au cœur des vacances estivales. « Il y a eu une volonté manifeste de faire passer ces lois dites de bioéthiques sans que le peuple puisse se mobiliser ou manifester », estime Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la Vie. Elle dénonce aussi le discours du gouvernement, qui d’un côté multiplie les mesures pour « sauver des vies » face au COVID, et de l’autre s’empresse de faciliter l’accès à l’IVG : « Rien n’est paradoxal pour un gouvernement qui cherche à éliminer la différence, en quête de normativité… Dans cette crise du Covid, le gouvernement cherche à tout prix à surprotéger les personnes âgées et vulnérables, alors même qu’il y a un peu plus d’un an, ils ont assassiné Vincent Lambert ! »

Compte tenu des restrictions sanitaires, la 13ème édition de la Marche pour la Vie réunira un rassemblement statique place du Trocadéro et un autre numérique, via la plateforme Zoom. Le moyen choisi par la Marche pour la Vie pour « diffuser notre message, avoir un contact avec la presse et un retentissement sur les réseaux sociaux ».

Une manifestation que veut « tenter d’alerter les Français, les politiques et les sénateurs sur la portée des textes qui s’apprêtent à être votés », explique Nicolas Tardy Joubert, président du mouvement. Mais aussi pour appeler à la mise en place d’une politique de prévention de l’avortement. « En 2019, le nombre d’avortements en France a atteint un niveau record, avec 232 200 IVG, rappelle Pascale Morinière, présidente des AFC. Faut-il s’en réjouir ? » Face à ce constat, la Marche pour la Vie plaide pour « l’accompagnement des futures mères en difficulté, des aides sociales plus nombreuses, une meilleure connaissance de la possibilité de recourir à l’accouchement sous secret… », mais aussi la mise en place d’ « études pour comprendre les facteurs qui empêchent d’accueillir un enfant, et agir dessus ».

Sources : L’Incorrect, Alexis Collin (12/01/2021) ; Valeurs actuelles, Patricia de Sagazan (14/01/2021) ; La Croix, Alice Le Dréau (15/01/2021)

 

 

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