Robotique : Des actualités banalisées qui devraient inquiéter

Publié le : 8 novembre 2017

Fin octobre, un robot humanoïde obtenait la nationalité saoudienne (cf. Un robot humanoïde obtient la nationalité saoudienne). Cette semaine, un androïde aux traits de petit garçon est devenu résident officiel de Tokyo. Pour Laetitia Pouliquen, fondatrice de Woman Attitude et NBICethics, ces annonces interrogent : « Que signifie donner la résidence ou la citoyenneté assortie de droits civiques à des machines électroniques ‘intelligentes’ et quelles en seront les conséquences pour l’Humanité ? (…) Les décisions saoudiennes et tokyoïtes sont-elles des épiphénomènes, des effets d’annonce pour les fabricants des robots et les pays eux-mêmes, ou bien une réelle menace technologique pour l’Humanité ? ». Ces actualités s’inscrivent « dans une vague plus large » et Laetitia Pouliquen les relie à la résolution adoptée par le Parlement européen en février dernier, qui envisage « la création d’une personnalité juridique pour les robots dotés d’intelligence artificielle, les rendant autonomes dans leur décision, créant le risque d’une rupture anthropologique majeure » (cf. Les robots à l’heure du transhumanisme ; Parlement européen : faire des robots l’égal des hommes ?). Or doter un robot d’une personnalité juridique, c’est provoquer une confusion entre l’homme et l’apparence humanoïde du robot, et c’est encore exonérer ses fabricants de leur responsabilité. La question est « urgente et pertinente », et ces actualités « beaucoup plus grave qu’il n ‘y paraît ». « Défendons notre dignité humaine menacée par l’usage non éthique de la robotique à intelligence artificielle! » conclut Laetitia Pouliquen.

 

Pour aller plus loin : Les robots à l’heure du transhumanisme

<p>Le Figaro, Laetitia Pouliquen (6/11/2017)</p>

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