Rhône Alpes : la réforme de l’IVG difficilement appliquée

Publié le : 5 novembre 2001

Le 7 juillet dernier, la réforme de l’IVG est officiellement entrée en vigueur. Elle concerne notamment l’allongement du délai légal de 10 à 12 semaines et la suppression de l’autorité parentale pour les mineurs. Cette nouvelle réforme ne fait cependant pas l’unanimité puisque fin septembre le gouvernement s’est vu dans l’obligation de diffuser une circulaire rappelant que cette loi était effective même si les décrets n’avaient pas encore été publiés. Dans la région lyonnaise, les réticences des médecins à pratiquer des IVG, ne sont pas sans conséquences. A l’hôpital Edouard Herriot par exemple, le chef de service qui a imposé à ses vacataires de pratiquer des IVG au delà de 10 semaines a vu l’ensemble de ses troupes démissionner. A l’hôpital de la Croix Rousse, le recrutement d’un praticien « compétent » qui voudrait se charger des IVG tardives piétine. Le professeur Rudigoz, responsable de l’hôpital reconnaît qu’ « il y a une certaine antinomie avec notre préoccupation de sauvegarder les petits, de surveiller les grossesses à risque ». A l’hôpital de l’Hôtel Dieu, les choses se sont mises progressivement en place mais un docteur pro-IVG de la première heure déclare « la loi c’est la loi, mais au niveau des tripes c’est difficile ».  Dans certains établissements, les directeurs ont donc attendu de savoir s’ils avaient ou non l’obligation d’appliquer cette loi. Les refus entraînent une désorganisation dans la gestion des rendez-vous pour les femmes qui demandent une IVG, d’autant qu’avec l’allongement du délai légal les femmes ont de plus en plus tendance à retarder leur décision.

<p>Libération 3 et 4/11/01</p>

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