La résolution dite “résolution Estrela” portant sur les “droits sexuels et génésiques” qui avait été une première fois renvoyée en commission pour réécriture fin octobre (Synthèse Gènéthique du 23 octobre 2013) a été définitivement mise en échec par les parlementaires européens.
Parmi les recommandations controversées, cette deuxième version du texte avait supprimé la possibilité pour les “femmes célibataires et lesbiennes de bénéficier de traitement de fertilité et de services de procréation médicalement assistée”. Cependant, y figuraient encore deux points polémiques : “l’encouragement à rendre l’enseignement de l’éducation sexuelle ‘obligatoire pour tous les élèves des écoles primaires et secondaires’” et la promotion des “droits sexuels et génésiques”, comme l’avortement, dans la coopération et l’aide au développement.
Le 10 décembre 2013, les députés ont voté contre ce texte, qualifié d’ “indigne de l’Union européenne” par la Fédération européenne des Associations familiales catholiques, “une ONG ayant un statut participatif auprès du Conseil de l’Europe”.
C’est par le vote d’une résolution alternative, proposée par le PPE, que la résolution Estrela a été mise sur la touche. Cette résolution alternative réaffirmait le principe de subsidiarité en précisant que la “formulation et la mise en œuvre des politiques sur la santé et les droits sexuels ainsi que les droits à l’éducation sexuelle” relevaient de la “compétence des Etats membres”. La mobilisation du réseau UN DE NOUS explique, pour partie, la mise en échec de la résolution Estrela, avec à son actif l’exploitation des réseaux sociaux et l’envoi de “plus de 80.000 mails” aux députés. UN DE NOUS est “piloté en France par l’Alliance Vita et la Fondation Jérôme Lejeune”.
La Croix (Nathalie Vandystatd) 11/12/13 – Liberté politique (Maria Hildingsson) 10/12/13