[Reportage] Le Mexique, nouvel Eldorado pour le marché de la GPA

Publié le : 30 mars 2015

Un reportage de l’Enquête[1] se penche sur le commerce d »enfants au Mexique via la GPA et sur les complications sanitaires et financières que rencontrent les couples étrangers commanditaires.

 

Si le marché de la GPA « se développe à toute vitesse », la règlementation ne suit pas. Aucune loi fédérale n’encadre cette pratique, seul l’état de Tabasco autorise la GPA pour les étrangers (Cf. Synthèse Gènéthique du 26 septembre 2014). La rémunération des mères porteuses constitue une « zone grise ». « C’est illégal de payer la mère porteuse. C’est une indemnisation » déclare la représentante d’une agence.

 

Ainsi, en l’absence de règlementation, le sort des mères porteuses dépend « de l’éthique ou de la bonne volonté des parents, des cliniques et des agences ». En décembre 2013, l’agence Planet Hospital, une des plus connues dans ce type de commerce a créé « une véritable panique » lorsqu’elle a annoncé qu’elle se retirait du marché des mères porteuses, alors qu’elle était toujours responsable de femmes enceintes « qui avaient commencé le processus ».

 

Le reportage relaye la mésaventure qui est arrivé à un couple canadien, dont les jumeaux sont nés prématurément à 30 semaines avec des complications qui les ont conduits en soins intensifs. Faute d’assurance, le couple doit rembourser plus de 100.000 $.

 

Une étude publiée en 2014 en Australie a révélé que les grossesses à risque sont nombreuses parmi les GPA pratiquées à l’étranger. Sur un échantillon de 122 couples australiens, près de la moitié ont eu des bébés prématurés, et dans 55% des cas ils ont eut des grossesses multiples. Enfin, 10% des grossesses ont fini en fausse couches tardives ou mort périnatale.

 

[1] http://ici.radio-canada.ca/tele.

 

<p>ICI Radio-Canada (Chantal Lavigne) 26/03/2015</p>

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