Réponse de Roselyne Bachelot à une question sur l’avortement

Publié le : 10 avril 2009

Le 20 janvier dernier, le député Christian Vanneste interrogeait la Ministre de la Santé sur le rapport de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée sur le suivi de la loi du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) et à la contraception et selon lequel le nombre d’avortements restait stable (autour de 200 000 par an) et relativement élevé par rapport aux autres pays européens. Ce rapport constatait par ailleurs une augmentation régulière du nombre d’avortements chez les jeunes femmes de moins de 20 ans et précisait que l’IVG "médicamenteuse" ne pouvait pas convenir à toutes les femmes. Il lui demandait donc si elle entendait faire "un bilan approfondi de la pratique de l’interruption volontaire de grossesse".

La réponse de Roselyne Bachelot est parue mardi 7 avril dernier au Journal Officiel. Reconnaissant que le nombre d’avortements reste stable depuis de nombreuses années et qu’il augmente chez les tranches d’âge les plus jeunes, elle appelle à une "prise en charge globale améliorée des femmes engagées dans une démarche d’interruption d’une grossesse, vécue souvent douloureusement". Pour elle, la possibilité donnée aux centres de planification ou d’éducation familiale de pratiquer des IVG par voie médicamenteuse "est de nature à favoriser une meilleure prise en charge, au sein de ces structures déjà qualifiées pour assurer l’accompagnement psycho-social des femmes concernées par ces actes". Elle évoque ensuite le programme d’actions engagé au plan national dans le domaine de la contraception. Elle annonce enfin qu’une étude de l’INSERM devrait, d’ici à la fin de l’année 2009, nous communiquer de nombreuses données concernant l’accès à l’avortement en France : "ces résultats permettront de mieux connaître les parcours empruntés par les femmes, de mieux appréhender les difficultés rencontrées par celles qui se trouvent placées dans une situation de vulnérabilité ainsi que les raisons des échecs contraceptifs et d’évaluer le dispositif "IVG hors établissement de santé"".

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