« Réduire les soins palliatifs aux bonnes paroles, ce n’est pas suffisant »

Publié le : 28 octobre 2015

Véronique Fournier, cardiologue et directrice du Centre d’éthique clinique de l’hôpital Cochin (Paris), connue pour ses positions en faveur de l’euthanasie (cf. Gènéthique du 7 septembre 2011), a assisté au congrès international francophone sur les soins palliatifs, qui s’est tenu à Tunis la semaine dernière.

 

Elle pointe la « situation et le contexte radicalement différent » des pays d’Afrique francophone sur la question des soins palliatifs. « On reste tellement obsédé par leurs difficultés d’accès aux soins curatifs et les inégalités qui existent entre eux et nous que l’on ne pense pas toujours au palliatif ». Pourtant la situation est préoccupante : sur les 18 pays représentés au congrès, beaucoup se disent « démunis » quant à la disponibilité des antidouleurs. Mais cette situation ne semble pas alarmer l’OMS qui explique que « les soins palliatifs sont une question de regard et d’attitude, bien plus qu’une question de moyens ». C’est donc « une question de formation, et c’est ce que l’OMS s’emploie à fournir ». Mais n’est pas aussi « une question d’accès aux bonnes molécules antalgiques et sédatives » ? Les soins palliatifs, « quand ils se réduisent aux bonnes paroles, ce n’est pas tout à fait suffisant » constate Véronique Fournier.

 

Elle évoque la question de l’euthanasie, abordée « frontalement » lors du congrès, mais « la question est violente pour certains, là-bas autant qu’ici, dans des entremêlements à la fois religieux et professionnels incertains et parfois difficiles à décrypter ».

 

<p>Libération (27/10/2015)</p>

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