Recherche sur l’embryon : une harmonisation européenne impossible

Publié le : 2 juin 2005

Le référendum Italien sur une modification éventuelle de la loi sur l’assistance médicale à la procréation coïncide avec une série de publications scientifiques laissant supposer que les recherches sur les cellules souches embryonnaires pourront un jour déboucher sur des traitements visant à guérir des maladies dégénératives aujourd’hui incurables.

Ces recherches peuvent être menées dans les pays qui autorisent la procréation médicalement assistée et la congélation d’embryons.

Un groupe de biologistes de différents pays européens a donc décidé de lancer une pétition internationale pour soutenir les chercheurs italiens afin qu’ils puissent mener les recherches qu’ils souhaitent.

Cette situation met en lumière le caractère très hétérogène des situations en Europe. A l’heure actuelle, la Grande-Bretagne, la Suède et la Belgique ont autorisé les recherches sur les cellules souches embryonnaires y compris à partir de la technique du clonage.  En revanche, elles sont interdites en Autriche, en Irlande et au Portugal. Dans d’autres pays certaines de ces recherches sont autorisées alors que le clonage à visée thérapeutique est interdit. (Finlande, Danemark, Espagne, Hongrie, République Tchèque, Suisse…). Enfin, l’Allemagne a interdit de telles pratiques mais autorisé l’importation de lignées de cellules souches embryonnaires.

Le  Conseil de l’Europe n’est jamais parvenu à obtenir une harmonisation des textes et des pratiques qui renvoient à des convictions religieuses ou philosophiques aujourd’hui inconciliables.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 02/06/05

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