Rapport de l’HCEhf sur l’avortement // Interview de Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune

Publié le : 12 novembre 2013

 La Fondation Jérôme Lejeune, institution médicale et scientifique, revient sur le 2e volet du rapport remis au Gouvernement sur l’accès à l’IVG (Cf. Synthèse de presse Gènéthique du 8 novembre 2013) et demande, par l’intermédiaire de son président, un « débat de raison sur l’avortement ». Avant toutes choses, le « préambule méthodologique nécessaire [est] de rappeler sa nature [de l’avortement] et ses conséquences ».

 

Le rapport remis le 7 novembre dernier n’a pas fait l’unanimité. Jean-Marie Le Méné qualifie d’ « insensée » la  » volonté de faire de l’avortement un droit comme un autre »  et rappelle que sa dépénalisation n’en fait pas pour autant un droit. Jean-Marie Le Méné évoque un « réel problème d’information » sur le sujet de l’avortement. « En quoi consiste cet acte ? Quelles sont les différents options pour une femme enceinte qui ne souhaite pas ou envisage avec difficulté d’élever l’enfant qu’elle attend ? Quelles sont les conséquences d’un tel acte ? » il n’est pas admissible de nier les conséquences d’une IVG car cette attitude « n’est ni scientifique ni médicale. » « L’avortement –même voulu- a des conséquences physiques et somatiques à court, moyen ou long terme sur les femmes ».

 

Sur la suppression de l’objection de conscience recommandée par l’HCEfh, Mr Le Méné répond que « l’avortement, par définition, n’est pas un acte médical » et s’interroge sur l’opportunité de « continuer à imposer au monde médical une pratique qui le dénature en profondeur ». Et d’ajouter que « chaque année, depuis la légalisation de l’avortement, [l’Etat] est obligé d’augmenter la rémunération des médecins qui le pratiquent pour trouver encore des volontaires ».

<p> Zenit 8/11/2013</p>

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