Rapport de l’Agence de Biomédecine sur les iPS et les cellules souches embryonnaires

Publié le : 25 novembre 2013

 Jeudi 21 novembre 2013, l’Agence de la biomédecine (ABM) a publié son rapport 2013 d’information au Parlement et au Gouvernement, sur les recherches menées avec des cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) et des cellules souches reprogrammées (iPS), annonce l’hebdomadaire famille chrétienne

 

Dans ce rapport d’information, l’ABM précise que malgré « les efforts de recherche de ces 15 dernières années » sur les CSEh, et depuis peu sur les iPS, « une utilisation à large échelle n’est pas envisageable avant plusieurs années« . En effet, la perspective clinique des CSEh « butte sur deux obstacles« : « obtenir à partir des CSEh des cellules différenciés de type adulte répondant aux stimuli qu’un organisme émet« , et obtenir la mise au point de tests permettant d’analyser les critères requis avant d’utiliser ces produits cellulaires en application clinique. Pour les iPS deux choses restent méconnues, selon le rapport : leurs risques réels ainsi que le coût et la logistique de leur production massive. 
Ces affirmations sur les CSEh « contredi[sent] l’urgence maintes fois clamée par la ministre de la Recherche » précise le journaliste. Car celle-ci justifiait de la nécessité d’autoriser la recherche sur les CSEh du fait des « progrès thérapeutiques très attendus par de nombreux patients et leurs familles« . Mais l’ABM, elle même, admet que si « l’attente du public est immense […] elle est aiguisée par un discours médiatique souvent excessivement optimiste« . 

 

Seules possibilités à court terme, précise l’ABM : l’utilisation des iPS pour la modélisation de pathologie, et des CSEh pour « analyser les effets toxiques de molécules commerciales à des fins médicales ou cosmétiques« . L’instrumentalisation de l’embryon humain à des fins commerciales et industrielles est confirmée contrairement aux affirmations du gouvernement cet été.

 

L’ABM conclut son rapport en demandant une réflexion internationale sur les recherches des CSEh et iPS. La Fondation Jérôme Lejeune, elle, a déjà constaté l’avancée des recherches sur les iPS à l’étranger : « la rapidité du lancement du premier essai clinique sur la dégénérescence maculaire liée à l’âge et les investissements massifs -à l’étranger- sur ces cellules iPS […] soulignent le potentiel de cette recherche« .

<p> famillechretienne.fr (Antoine Pasquier) 22/11/2013</p>

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