Quels succès pour les cellules souches embryonnaires utilisées pour réparer le coeur de macaques ?

Publié le : 2 mai 2014

L’équipe du Dr. Charles Murry de l’Université de Washington (Seattle) a publié dans Nature cette semaine les résultats de ses expériences sur des macaques ayant subi des crises cardiaques.  Les chercheurs ont utilisé des cardiomyocytes (cellules du muscle cardiaque) dérivés de cellules souches embryonnaires (CSEH).

« Les chercheurs ont d’abord mis au point un protocole permettant de générer des milliards de cardiomyocytes à partir d’une lignée de CSEH déjà établie ». Ensuite ils ont provoqué des crises cardiaques « mineures » chez les macaques, et deux semaines plus tard, ont injecté les cardiomyocytes dans les zones affectées. Les macaques ont été euthanasiés et les chercheurs ont pu tirer les conclusions de cette expérience. Signe « encourageant », ils n’ont pas décelé de tumeurs, le risque principal dans la manipulation de CSEH. « Cependant, la courte durée de vie des macaques après transplantation ne permet pas de dire si des tumeurs auraient pu se développer plus tard ». D’autre part, les 10% des cellules infestées qui ont survécues ont pu se différencier correctement et être vascularisées. 

Parallèlement, des difficultés viennent relativiser les annonces de succès. En effet, « tous les  singes traités avec ces cellules ont manifesté des arythmies (anomalie dans la fréquence des battements du cœur) ». Par ailleurs, « rien ne permet de conclure  à une amélioration de la récupération du tissu cardiaque,  en l’absence d’un groupe de contrôle ».

Il semble donc que la solution thérapeutique pour l’homme soit encore loin.

<p>The Guardian (Ian Sample) 30/04/2014 – Le Blog d’Albert Barrois 01/05/2014 </p>

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