Québec: un procès relance le débat sur l’aide médicale à mourir

Publié le : 9 janvier 2018

Deux québécois atteints de maladies dégénératives incurables accusent le gouvernement fédéral de restreindre leur accès à l’aide médicale à mourir. Un débat s’amorce sur les critères d’acceptation des demandes d’aide médicale à mourir. 

 

La loi fédérale canadienne autorise l’aide médicale à mourir pour les personnes dont la mort est « raisonnablement prévisible ». Un critère contesté car l’arrêt Carter, à l’origine de cette loi, ouvrait pour sa part l’aide médicale à mourir « aux personnes atteintes d’une maladie grave et irrémédiable, aux prises avec des souffrances intolérables qui ne peuvent pas être soulagées ». Nicole Galdu et Jean Truchon ont déposé un recours en juin « afin de faire déclarer inconstitutionnelles les provisions de la loi fédérale » qui selon eux imposent d’ « être condamné à mourir » pour recevoir l’aide médicale à mourir. Précédant le début des audiences, Ottawa a déjà demandé à la Cour supérieure « la permission de présenter le témoignage de 13 experts au soutien de sa défense de la loi fédérale ». Une requête jugée « exagérée » par l’avocat des deux plaignants. Par ailleurs le juge devra également trancher sur la participation ou non de divers organismes militants qui veulent se faire entendre, comme le Collectif des médecins contre l’euthanasie ou l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité.

<p>Le Devoir, Pierre Saint Arnaud (09/01/2018)</p>

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