Québec : mobilisation contre un programme de dépistage prénatal

Publié le : 28 avril 2009

Alors qu’en janvier dernier, le Commissaire à la Santé du Québec suggérait la mise en œuvre d’un programme public de dépistage prénatal de la trisomie 21, l’Association du Québec pour l’intégration sociale (AQIS) vient de créer une coalition, avec l’Association pour l’intégration sociale (Région de Québec) (AISQ) pour « contrer » ce projet. Sans renier la possibilité pour les femmes d’avorter, l’AQIS et l’AISQ s’attaquent à la sélection humaine et à l’eugénisme sous-jacent à une telle politique.

Les deux organismes dénoncent le « potentiel discriminatoire ainsi que l’eugénisme entraîné par la sélection des enfants à naître« . Ils estiment qu’ »accepter un tel programme public de dépistage prénatal signifie le cautionnement d’une discrimination supportée idéologiquement et financièrement par l’Etat à l’égard des personnes vivant avec une déficience intellectuelle« . « Comment ne pas parler d’eugénisme alors que la France, qui applique le même type de programme depuis 1996, affiche un taux d’interruption médicale de grossesse de 95% lors d’un dépistage positif de la trisomie 21« , s’interrogent-ils dans leur communiqué. Déjà en 2004, l’actuel ministre de la Santé, le Dr Yves Bolduc, s’inquiétait des pressions qui pourraient s’exercer sur les personnes refusant de se soumettre aux tests et de la perception d’elles mêmes qu’un dépistage de masse entraînerait sur les personnes atteintes des maladies ciblées.

« Et qu’en sera-t-il des autres différences qui pourront éventuellement être diagnostiquées ?« , interrogent-ils.

<p>- Canoe.com 02/06/09 - Québec Hebdo 02/06/09 - Cyberpresse.ca (Valérie Gaudreau) 02/06/09</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres