Proposition de loi IVG : le Sénat pourrait « ne jamais l’examiner »

Publié le : 12 octobre 2020

La proposition de loi votée jeudi à l’Assemblée, qui étend le délai légal pour avorter, supprime la clause de conscience des professionnels de santé spécifique à l’IVG et transfère aux sages-femmes la réalisation d’IVG chirurgicales, pourrait ne jamais être examinée par le Sénat (cf. L’obsession de l’IVG). « Il est même très peu probable que [ces mesures] deviennent une réalité d’ici la fin du quinquennat », lit-on dans les colonnes de Marianne.

En effet, ce texte est issu du groupe Ecologie, démocratie, solidarité, « créé il y a quelques mois par des macronistes dissidents marqués à gauche ». Le texte a pu être discuté à l’Assemblée à la faveur de leur « niche parlementaire » jeudi dernier. S’il « a rencontré l’approbation d’une bonne partie des élus de La République en marche », son adoption doit être confirmée au Sénat. Or ce récent groupe politique n’y a pas de représentant, et n’a donc « aucunement la main sur l’ordre du jour sénatorial ». Sans soutien du gouvernement, qui attend encore l’avis du Comité d’éthique, et avec un Sénat majoritairement à droite, le texte devrait être « conduit aux oubliettes, au moins pour un bon moment ». Une opération qui aurait donc uniquement servi de « caisse de résonance médiatique au groupe EDS ».

Source : Marianne, Louis Hausalter (9/10/2020)

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