Polémiques autour de la Commission de contrôle de l’euthanasie en Belgique

Publié le : 30 avril 2014
La semaine dernière le docteur Wim Distelmans a fait l’objet d’une plainte déposée par une femme pour avoir euthanasié sa mère (Cf Synthèse Gènéthique du 25 avril 2014). Or, le Dr Distelmans est le président de la commisison de contôle de l’euthanasie en Belgique, « au cœur de nombreuses critiques depuis maintenant plusieurs années » (La Vie), alimentant la polémique.

Les critiques exprimées proviennent notamment des Dossards jaunes, « un collectifs de jeunes professionnels qui se mobilisent pour montrer que le contrôle de la loi de l’euthanasie est en panne ». Ils dénoncent d’une part le manque de pluralisme au sein de la commission – où un quart des membres ferait partie de l’ADMD, principal lobby en faveur de la loi de 2002 sur l’euthanasie – et d’autre part fustigent le « laxisme » en matière de contrôle. En effet, sur les 7000 dossiers d’euthanasie officiellement traités, aucun n’aurait été transmis à la justice, « ce qui est statistiquement étonnant » explique le coordinateur du collectif, Etienne Dujardin. Jacqueline Herremans, président de l’ADMD et membre de la commission de contrôle, répond que les conditions d’euthanasie correspondaient aux conditions légales et ne nécessitaient pas de contrôle. Autre source de critique à l’encontre de cette commission de contrôle: le CCNE français (comité consultatif national d’éthique) avait déjà évoqué son manque de surveillance. Le Dr Distelmans reconnaissait lui-même en 2012 que la moitié des euthanasies était pratiquée clandestinement en Belgique.

<p>La Vie (Bosco d’Otreppe) 25/04/2014 </p>

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