Point de vue sur la loi de bioéthique italienne

Publié le : 17 juillet 2002

Dans un entretien au journal La Croix, Monseigneur Elio Sgreccia, directeur du centre de bioéthique de l’Université catholique de Rome et vice-président de l’Académie pontificale pour la vie revient sur la loi bioéthique italienne qui doit être examinée aujourd’hui par le Sénat.
Dans un  premier temps, Monseigneur Sgreccia rappelle que cette loi fait appel non seulement au droit naturel, à la raison et à la Constitution italienne mais également aux données scientifiques qui soutiennent le concept de l’embryon en tant qu’être humain. « L’embryon est un sujet de droit dès le moment de la fécondation. Cette opinion est partagée par des non catholiques et  des scientifiques » ajoute t-il.  Il regrette que l’article 1 de a loi qui soutenait que « l’embryon a droit à la vie » ait été modifié et affaibli pour devenir : »les intérêts de tous les sujets impliqués dans la procréation, y compris l’embryon doivent être protégés ».
Interrogé sur la fécondation hétérologue, c’est à dire in vitro avec donneur extérieur au couple, Monseigneur Sgreccia rappelle que ce concept bouleverse le concept de paternité et de maternité ainsi que le droit de l’enfant à avoir une mère et un père. Il rappelle que ces fécondations ne permettent pas de contrôler la transmission des maladies génétiques. Il souhaite enfin que sur ce point en particulier, les pays les plus permissifs adoptent des mesures restrictives ce qui permettrait d’éviter l’extension d’un « tourisme de la procréation ».
Monseigneur Sgreccia souhaite enfin que le Sénat corrige certains points de la loi qu’il estime trop laxistes comme les mesures permettant le recours à la fécondation homologue (sans recours à un tiers donneur) pour des couples non mariés. 

<p>La Croix (Anne Le Nir) 17/07/02</p>

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