PMA : l’avis du CCNE reporté de quelques semaines

Publié le : 24 avril 2017

Jean-François Delfraissy, nouveau président du CCNE[1] depuis janvier, a déclaré que l’avis attendu sur la PMA[2] « sera rendu public après l’élection présidentielle », de façon à éviter « le risque de manipulation ». Cet avis, qui sera consultable « avant la fin du printemps », traitera de l’ouverture de la PMA aux femmes homosexuelles et aux femmes célibataires, de la GPA et du don d’ovocytes. Il « adoptera une vision assez large » mais « ne contentera pas tout le monde », signale le président du CCNE. Il précise également que la réflexion du CCNE est « évolutive » : « l’avis du CCNE qui sortira au printemps 2017 sera différent de celui qui serait sorti il y a deux ans (…). Nos réflexions sont valables pour un temps donné, dans un contexte sociétal et international qui est lui-même mouvant et changeant ». Y compris sur des principes fondamentaux comme l’indisponibilité du corps humain, Jean-François Delfraissy estime que « les choses bougent », qu’ils ne doivent pas être « inscrits dans le marbre », car selon lui « il n’existe pas de choses intangibles auxquelles il ne faut pas toucher » (cf. Le CCNE s’active sous l’impulsion de son nouveau président. Pour le meilleur ou pour le pire ?).

 

Le CCNE devrait également publier trois autres avis : « biodiversité et santé » avant la fin du printemps, « nouveaux outils de la génomique » à l’automne, ainsi qu’une publication sur le vieillissement. Toutefois la fin de vie « n’est pas une urgence cette année car la loi Claeys-Leonetti est encore très récente ». Enfin, le comité travaillera à la révision de la loi de bioéthique dès le mois de septembre, même si « on peut imaginer que [la révision prévue en 2018] soit décalée compte tenu des changements politiques ». Le CCNE « émettra un avis, dont l’un des objectifs sera d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur les modifications dont pourrait faire l’objet la loi de bioéthique ». Une fois délimitées les principales questions à aborder, le comité « choisira une ou deux thématiques parmi elles qui feront l’objet d’un débat citoyen ». La révision de la loi de bioéthique « pourrait être l’occasion de revoir la composition du CCNE, (…) d’inclure des personnes qui ont accompli un parcours exemplaire dans des associations de lutte contre le cancer ou dans la génétique ».

 

[1] Comité consultatif national d’éthique.

[2] Procréation médicalement assistée.

 

<p>Famille Chrétienne, Antoine Pasquier (21/04/2017)</p>

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