PMA : des procédures lourdes

Publié le : 17 novembre 2020

L’assistance médicale à la procréation (AMP), aussi appelée procréation médicalement assistée (PMA), est synonyme de « médicalisation de l’intime ». Ce peut être « un séisme » pour les couples, estime le Dr Mikaël Agopiantz, gynécologue et médecin de la reproduction, coordonnateur du Centre d’AMP du CHRU de Nancy.

L’AMP est un parcours jalonné de « contraintes médicales notamment pour la femme » : « rendez-vous médicaux, piqûres d’hormones, et examens multiples parfois invasifs ». Ainsi, « dans les procédures dites simples, de stimulation hormonale des ovaires avec insémination intra-utérine, la femme devra s’administrer des piqûres quotidiennes d’hormones en stylo ou en seringue pendant 10 à 15 jours en moyenne, avec 1 puis 2 injections quotidiennes d’hormones, détaille le médecin. Une à 3 échographies par voie vaginale et des prises de sang concomitantes seront nécessaires à la surveillance de la procédure ».

Pour la fécondation in vitro, la procédure est « plus lourde encore pour les femmes », explique le Dr Agopiantz. En effet, « les doses d’hormones administrées sont nettement plus importantes, et le contrôle de la procédure plus précoce (à partir du 5e-6e jour) et plus rapproché (tous les 2 ou 3 jours) ». Il faut ajouter à ce dédalle envahissant un « geste opératoire » : la ponction ovocytaire.

Des parcours difficiles donc (cf. PMA : risque médical et technique). Et qui n’offrent aucune garantie de succès. Le taux de réussite, « 15-20% par insémination / 30-40% par transfert d’embryon, en fécondation in vitro », est « une cause majeure de stress qui peut être envahissant » pour le couple.

En France, la PMA « concerne actuellement 10% des couples et bientôt 5% des naissances », selon le Dr Agopiantz.

Source : Le Figaro, Mikaël Agopiantz (16/11/2020)

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