Pilules abortives envoyées par la Poste : la Cour Suprême américaine dit stop

Publié le : 13 janvier 2021

L’avortement médicamenteux ne doit plus se faire en télé-consultation, a statué la Cour Suprême américaine. Les femmes devront de nouveau « se rendre en personne dans un cabinet médical, un hôpital ou une clinique » pour obtenir une pilule abortive en présence d’un professionnel de santé, y compris pendant la pandémie de COVID-19 (cf. La pilule abortive RU-486, une substance « dangereuse » à « retirer du marché »). Cette décision rendue mardi intervient à la demande du gouvernement, une semaine avant la fin du mandat de Donald Trump le 20 janvier prochain.

En juillet dernier, un juge fédéral avait suspendu l’obligation de présence suite à un procès de l’American College of Obstetricians and Gynecologists (cf. COVID-19 : recrudescence des IVG par téléconsultation aux Etats-Unis, et des regrets). Le juge de district Theodore Chuang avait confirmé cette suspension en décembre dernier, déclarant que l’augmentation du nombre de cas de COVID faisait « augmenter les risques pour la santé publique ».

En octobre 2020, la Cour Suprême, alors composée de huit juges, avait temporairement autorisé les télé-IVG à continuer, reportant cependant la décision concernant le fond (cf. USA : prescription des IVG par téléconsultation en question devant la Cour Suprême  et Etats-Unis : la Cour suprême confirme les dérogations d’accès à l’avortement médicamenteux). Depuis, la juge Amy Coney Barrett, réputée « conservatrice », a rejoint la Cour Suprême (cf. La juge conservatrice Amy Coney Barrett confirmée à la Cour Suprême Américaine).

Sources : ABC, Marc Sherman (13/01/2021) ; Bloomberg, Greg Stohr (12/01/2021) – Photo : iStock\DR

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres