Pilule de troisième génération: des points de vue toujours divergents

Publié le : 10 janvier 2013

 Ce mercredi, sur la radio Europe 1, le professeur Israël Nisand, gynécologue obstétricien  au CHU de Strasbourg "a appelé les femmes utilisant la pilule de 3ème génération à ‘ne pas changer de pilule’, les risques étant ‘minimes’ et les accidents ‘rares‘ ". Il a précisé: "les accidents sont extrêmement rares, tant avec les deuxième génération qu’avec les troisième génération (de pilules contraceptives). Ces accidents ont toujours existé, ils sont en revanche plus fréquent lorsqu’il y a une grossesse". 

Pourtant, "le syndicat de médecins libéraux FMF a décidé de porter plainte contre l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en vue d’obtenir le retrait des pilules troisième génération", selon un communiqué de Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France, syndicat de généralistes et de spécialistes. Celui-ci précise: "si un médicament est dangereux et que le rapport bénéfice/risque est défavorable, ce médicament doit être suspendu ou retiré (…) le non remboursement n’enlève rien à sa dangerosité", se référant ici à l’annonce récente du ministère de la Santé, d’avancer le déremboursement des pilules de troisième génération au 31 mars 2013 (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 03/01/13). Pour le président de la FMF, si une telle procédure est engagée, c’est pour "obliger l’ANSM à argumenter clairement sa position […]". 

 AFP 09/10/13

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