Pas assez d’avortements ?

Publié le : 19 janvier 2011

Suite au recours gracieux adressé à François Fillon par l’avocate de la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et la contraception), de l’ANCIC (Association nationale des centres d’IVG et de contraception) et du Planning Familial, Libération revient sur les revendications de ces associations (Cf. Synthèse de presse du 18/01/11).

Celles-ci estiment en effet que la loi Aubry de 2001 est mal appliquée : désengagement du secteur privé et diminution du nombre d’établissements pratiquant les IVG, refus de pratiquer des IVG tardives, non respect de la gratuité et la confidentialité des IVG pour mineures.
Une des animatrices du Collectif, qui vient d’obtenir la réouverture du centre d’IVG de Tenon (Paris XX°) estime : "A l’heure actuelle, il n’y a pas de grande campagne idéologique antiavortement, ce qui se passe est plus efficace : des centres IVG ferment. Alors, nous, on articule la défense de l’IVG avec la défense de l’hôpital public". De son côté, Dalila Touani, permanente téléphonique d’information sur l’IVG du planning familial Ile-de-France, explique : "L’IVG n’est pas rentable et quand il y a de moins en moins de personnel, les hôpitaux considèrent que les demandes d’avortement ne sont pas de l’ordre de l’urgence… "

Par ailleurs, ces militantes considèrent que "les préjugés sur l’avortement subsistent". "Il y a une pression de plus en plus forte. Parfois, les médecins ont du mal à comprendre que, non, une femme ne voulait pas un enfant à ce moment-là", déplore Danielle Gaudry, gynécologue obstétricienne à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). "L’IVG demeure une tolérance, pas un véritable droit", regrette Dalila Touani.

Libération (Charlotte Rotman) 19/01/11

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