Ouverture des débats sur la bioéthique à l’Assemblée nationale

Publié le : 8 février 2011

Le débat sur le projet de loi sur la bioéthique s’ouvre aujourd’hui, mardi 8 février 2011, à l’Assemblée nationale.

Le texte qui sera discuté prévoit de maintenir l’anonymat du don de gamètes, alors que le gouvernement de Roselyne Bachelot avait fait de la levée de l’anonymat un des changements majeurs de la révision de la loi de bioéthique.

Il prévoit en revanche d’autoriser le transfert d’embryons post-mortem, le don d’ovocytes par des femmes nullipares, ou encore la vitrification d’ovocytes. Le gouvernement, par la voix du ministre de la Santé Xavier Bertrand, s’est d’ores et déjà déclaré contre le transfert d’embryons post-mortem afin de ne pas « faire naître un enfant sans père« . En matière de recherche sur l’embryon, les députés ont souhaité conserver le principe d’interdiction assorti de dérogations.

Alors que certains déplorent une révision minimaliste de la loi, Xavier Bertrand a répondu dans Libération qu’il n’était pas « besoin de chercher à faire forcément différent pour que cela continue de marcher« .

De son côté, dans un communiqué, la Fondation Jérôme Lejeune a appelé les députés à  « faire preuve de lucidité, de cohérence et de courage, en soutenant des choix marqués par la volonté d’atténuer les dérives eugéniques et de restaurer la vie de tout être humain« . Elle réclame l’interdiction de la recherche sur l’embryon « sans dérogation » ainsi que de l’article 9 qui préconise d’obliger les médecins à proposer à toute femme les examens de dépistage prénatal. Une telle obligation serait, selon elle, un nouveau pas dans l’eugénisme.

L’Alliance pour les Droits de la Vie, quant à elle, dénonce l’élargissement des conditions de dérogations à la recherche sur l’embryon. Le remplacement de la finalité thérapeutique par la finalité médicale « élargit sans limite le champ d’expérimentation« , estime-t-elle.

 

De son côté, le Collectif Les Amis d’Eléonore « demande un véritable débat politique autour de la discrimination des personnes trisomiques et demande au législateur des décisions fermes pour stopper la stigmatisation« . Il demande ainsi aux députés de « favoriser le lien des femmes enceintes avec des associations de parents d’enfants handicapés, après l’annonce d’une probabilité d’une affection grave de l’enfant ; de respecter un délai de réflexion pour la femme et le couple afin que leur décision soit libre et éclairée, sans aucune pression d’aucune sorte ; de prévoir une formation à l’annonce du handicap lors des études initiales des gynécologues et personnels de santé. » « 96% des enfants trisomiques sont encore avortés en France« , insistent-ils.

<p>Libération 08/02/11 – Le Figaro.fr 08/02/11 – Le NouvelObs.com 08/02/11 – Le Monde.fr 07/02/11 – Libération 07/02/11 – L’Express.fr (Vincent Olivier) 08/02/11 – Le Point.fr 07/02/11 – Le Figaro.fr (Martine Perez) 08/02/11 – Le Quotidien du médecin 08/02/11 – Le Monde 07/02/11 – Rue89 (Blandine Grosjean) 07/02/11 – Le Monde (Patrick Roger) 07/02/11</p>

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