OGM : vers une levée du moratoire européen ?

Publié le : 26 avril 2004

Vendredi dernier, 23 avril, les trois auteurs de la première destruction d’une parcelle de plantes génétiquement modifiés ont comparu devant le tribunal correctionnel de Vienne. L’affaire remonte au 7 juin 1997 lorsque les  » trois de Saint-Georges «  ont participé avec 300 autres militants syndicaux et écologistes au fauchage d’un champ de colza transgénique. Poursuivis pour « dégradation grave du bien d’autrui », ils ont agi, disent-ils, pour alerter l’opinion publique sur les dangers potentiels des organismes génétiquement modifiés. 

Cette action bientôt suivie par d’autres interventions illégales ont stimulé une méfiance des consommateurs à l’encontre des OGM, relayée par les instances politiques. C’est pourquoi en juin 1999, les ministres de l’environnement avaient adopté un moratoire sur les nouvelles autorisations d’OGM. Depuis lors l’Union européenne a progressivement renforcé ses réglementations et un traité sur le commerce des OGM dit « protocole de Carthagène » a finalement été adopté en juin 2000. Les Etats-Unis qui ne l’ont pas signé ont attaqué l’Union européenne devant l’Organisation mondiale du commerce au motif que le moratoire enfreindrait les règles du libre échange.

Une éventuelle levée de ce moratoire européen devait être discutée aujourd’hui, la Commission de Bruxelles estimant qu’il n’a plus de raison d’être. Elle devrait proposer au conseil des ministres de l’agriculture d’autoriser le maïs Bt-11 et ce malgré les avis négatifs de plusieurs commissions d’experts. Même si les ministres n’autorisent pas la levée du moratoire, la commission s’estimerait en droit d’autoriser le maïs avant le 1er mai.

<p>Le Monde (Acacio Pereira - Hervé Kempf) 26/04/04</p>

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