« Nous savons qu’être dépendant n’est pas être dégradé »

Publié le : 1 octobre 2018

Quatre personnes en situation de handicap réagissent aux propos de Jacqueline Jencquel : « Cette dame âgée de 74 ans ne souffre aujourd’hui d’aucune maladie grave, mais elle préfère le suicide assisté aux aléas d’une vieillesse incertaine ». Elle a l’intention de mettre fin à ses jours en 2020 (cf. Une française de 74 ans annonce avoir planifié sa mort, des médecins dénoncent « une inquiétante mise en scène du suicide »). Lors de plusieurs apparitions dans les médias, elle déclare : « la perte d’autonomie, pour moi, c’est la fin de la vie ». Un discours « violent » pour Philippe Aubert, Marc-Henri d’Ales, Cécile Gandon et Marie-Caroline Schürr, qui ont souhaité y répondre : « Nous, personnes handicapées, disons et redisons que notre vie vaut la peine d’être vécue, dans sa dépendance et sa fragilité », écrivent-t-ils, car « nous savons qu’être dépendant n’est pas être dégradé ». Ils témoignent de leur souffrance, sans nier leurs difficultés « mais ce qui est difficile n’est pas forcément indigne. Ce qui nous rend digne, c’est peut-être justement cette capacité que nous avons à croire en la vie au-delà de tout. A croire en la force du lien alors même que toutes les apparences pourraient nous faire douter. La peur de la souffrance est mortifère. La souffrance elle-même, quand elle est accompagnée, se traverse ».

 

 

 

<p>Le Figaro (28/09/2018)</p>

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