‘Né de spermatozoïde inconnu »

Publié le : 3 avril 2008

Famille Chrétienne revient sur le livre d’Arthur Kermalvezen "Né de spermatozoïde inconnu" dans lequel il raconte son parcours en tant qu’enfant né d’une insémination artificielle avec donneur anonyme (IAD) (cf Synthèse de presse du 05/03/08). Il y fait part des perturbations liées à ce mode de conception et particulièrement à l’anonymat du donneur.

Arthur Kermalvezen rappelle dans cet ouvrage combien ce père inconnu le hante et milite pour une levée de l’anonymat pour les enfants à naître conçus par IAD. Il accuse aussi les médecins de céder au sentiment de toute puissance, en méprisant les droits de l’enfant.

Dans son cas, avoir des informations sur son donneur l’aurait apaisé."L’ignorance totale suscite tous les fantasmes", explique t-il. Il soulève aussi la question de l’angoisse liée à l’inceste : "le moment où j’ai dû rencontrer le père d’une petite amie qui me ressemblait a été très pénible, je craignais que son père soit mon géniteur".

Famille Chrétienne rappelle la réflexion de l’Eglise catholique sur l’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) :

? Elle rappelle que "grande est la souffrance des couples qui se découvrent stériles" : "Fais-moi avoir aussi des enfants ou je meurs !", crie Rachel à son mari Jacob…" (Gn 30,1).

? Les recherches qui visent à réduire la stérilité humaine sont à encourager, à la condition qu’elles soient mises "au service de la personne humaine, de ses droits inaliénables, de son bien véritable et intégral, conformément au projet et à la volonté de Dieu" (CDF, instr. Donum vitae intr.2).

? Les techniques qui provoquent une dissociation des parentés, par l’intervention d’une personne étrangère au couple(don de sperme ou d’ovocyte, prêt d’utérus), sont gravement déshonnêtes. Ces techniques (insémination et fécondation artificielles hétérologues) lèsent le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère connus de lui et liés entre eux par le mariage.

? Pratiquées au sein du couple, ces techniques sont peut-être moins préjudiciables, mais elles restent moralement irrecevables. Elles dissocient l’acte sexuel de l’acte procréateur. L’acte fondateur de l’existence de l’enfant n’est plus un acte par lequel 2 personnes se donnent l’une à l’autre, il "remet la vie et l’identité de l’embryon au pouvoir des médecins et des biologistes, et instaure une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine"(CDF, instr. Donum vitae 2,4).

Famille Chrétienne (Bénédicte Drouin) 05/04/08

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