Marche pour la vie 2023 : « Le seul droit fondamental c’est le droit à la vie »

Publié le 23 Jan, 2023

« Vivre est un droit, pas un choix », « Euthanasie serment d’hypocrite », « C’est mon corps pas ton choix ». Le temps était froid, l’ambiance ne l’était pas. Ils étaient 20 000 à battre le pavé parisien dimanche, marchant « pour la vie ».

Une actualité brûlante

Une marche en plein dans l’actualité alors que se tenait également la 4e session de la Convention citoyenne sur la fin de vie ce week-end, que deux auditions de la mission d’évaluation de la loi Claeys-Leonetti sont programmées ce lundi et ce jeudi, et que la proposition de loi visant à constitutionnaliser l’avortement, déjà votée par les députés (cf. Le « droit à l’avortement » en chemin vers la Constitution), arrive au Sénat après-demain.

A l’issue du parcours, divers intervenants se sont succédé sur le podium. « Nous refusons l’idée de remettre en cause l’interdit fondamental de toute société qu’est l’interdit de tuer », explique Lucie Pacherie, porte-parole de la Marche pour la vie. « Le seul droit fondamental c’est le droit à la vie », rappelle de son côté le président de la Marche, Nicolas Tardy-Joubert.

Témoignages de soignants et alertes de patients

Le professeur Timothy Devos témoigne quant à lui de ce qui se passe en Belgique en matière d’euthanasie, dénonçant les failles de la commission de contrôle et la baisse des soins palliatifs. Avec des conséquences sur la société entière qui, insensiblement, s’accoutume à la pratique toujours plus étendue (cf. Euthanasie en Belgique : de l'”acte exceptionnel” à la “banalisation”). Le Dr Hubert Tesson, médecins en soins palliatifs à Marseille, souligne de son côté que « l’immense majorité des médecins et des soignants qui exercent en soins palliatifs est farouchement opposée à une légalisation de l’euthanasie ». « En plus de 30 ans d’expérience, je peux dire que je n’ai jamais eu de demandes d’euthanasie authentiques, répétées dans la durée, pour des motifs de douleur physique », témoigne-t-il.

« L’euthanasie vise d’abord les personnes vulnérables : les personnes qui dérangent et qui sont source de contraintes », avertit Marie-Caroline Schurr. Atteinte d’une maladie génétique rare et vivant avec un handicap, son alerte rejoint celle, récurrente, de Philippe Pozzo di Borgo (cf.  Euthanasie : « Ce prétendu droit m’enlève ma dignité, et tôt ou tard, me désigne la porte »).

Ainsi, hier les citoyens n’étaient pas seulement présents à la Convention sur la fin de vie. Ils étaient aussi dans la rue. Bien plus nombreux. Les députés et sénateurs qui s’apprêtent à débattre d’euthanasie et d’avortement cette semaine les auront-ils entendus ?

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