Loi sur la fin de vie au Royaume-Uni, le cri d’alarme d’une athlète paralympique

Publié le : 9 septembre 2015

« J’incite le Premier Ministre, quand ils débattront du projet de loi vendredi, à comprendre comment cette loi sur le suicide assisté pourrait porter atteinte aux personnes les plus vulnérables ».

 

L’ancienne athlète  britannique Tanni Grey-Thompson, qui a remporté près de onze médailles aux différents jeux paralympiques d’athlétisme, est à la fois la « première superstar britannique du handisport » et aussi Membre de la Chambre des Lords. Elle exprime ses doutes quant au projet de loi sur l’aide médicale à mourir qui sera débattu vendredi au Royaume-Uni (cf. Gènéthique du  07/09/2015).

 

En effet, habituée aux remarques sur son handicap, elle craint que l’adoption d’une telle loi n’encourage les personnes à penser que « parce qu’il y a des choses que je ne peux pas faire, tout dans ma vie doit être négatif ».

 

Selon elle, si de nombreuses personnes handicapées sont inquiètes à propos de cette loi qui ne concerne que les malades dont l’espérance de vie ne dépasse pas les six mois, c’est parce que leur santé fluctue souvent : « Avec des hauts et des bas, certains peuvent parfois atteindre ce critère [des six mois] ». Cette loi « placerait les docteurs dans des positions contradictoires ; à la fois à améliorer la vie des patients mais aussi devoir décider de qui peut recevoir l’autorisation de mettre fin à ses jours ».

 

« Nous avons besoin de soutien, d’être acceptés et encouragés à vivre », a-t-elle déclaré.

 

<p>The Guardian (08/09/2015)</p>

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